Le libre choix des femmes et des filles du Sahel en matière de procréation

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Contexte

  • La région du Sahel, qui compte quelque 70,8 millions d’habitants, se heurte à plusieurs défis épineux en matière de santé et de développement. Chaque femme a, en moyenne, cinq enfants et, au Mali et au Niger, près de la moitié des femmes ont leur premier enfant à l’âge de 18 ans. Avec la moitié de la population environ âgée de moins de 15 ans, il est essentiel et de plus en plus nécessaire de sensibiliser les citoyens à la santé sexuelle et génésique et de mettre à leur disposition des services à cet égard. Seulement 20 % des femmes en âge de procréer utilisent une méthode de contraception moderne, et 25 % de l’ensemble des femmes mariées souhaitent avoir recours à une méthode contraceptive, mais n’en sont pas capables.
  • Le manque d’accès à des services dans le domaine de la santé génésique a des conséquences désastreuses. Au Sahel, le nombre de décès des suites d’une grossesse est l’un des plus élevés du monde. L’accès et la disponibilité limités des services de santé, les normes sociales et culturelles traditionnelles, les stigmatisations et l’ignorance empêchent des millions de femmes et d’adolescentes de recevoir les services de santé sexuelle et génésique qu’elles souhaitent.
  • Plusieurs pays du Sahel ont signé et ratifié des traités importants relatifs aux droits de l’Homme, comme la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et le protocole de Maputo. Ce dernier oblige expressément les nations à autoriser l’avortement en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste, et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus. La mise en œuvre de ces engagements légalement contraignants laisse à désirer. Les femmes et les adolescentes n’ont toujours pas accès à des services d’avortement sans risque dans la région du Sahel, une situation qui a des conséquences catastrophiques.
  • Les femmes et les filles du Sahel figurent parmi les plus désavantagées du monde en raison de l’accès insuffisant à des services médicalisés d’interruption de grossesse. Il n’est guère facile d’obtenir des données fiables en raison de la stigmatisation toujours importante de l’avortement, mais nous savons qu’environ 1,8 million d’avortements sont pratiqués dans des conditions dangereuses chaque année en Afrique occidentale, causant quelque 9 700 décès maternels. Ensemble, les pays d’Afrique occidentale ont des taux de mortalité dus à des avortements non médicalisés parmi les plus élevés du monde, avec 540 décès pour 100 000 avortements pratiqués dans des conditions dangereuses.
  • Les adolescentes et les jeunes femmes courent plus de risques, car elles doivent faire face à des obstacles sociaux, économiques, culturels et politiques qui entravent l’accès à l’information et aux soins en matière de santé génésique. Les grossesses précoces et la maternité chez les adolescentes sont des problèmes majeurs qui compromettent l’égalité des droits, l’état de santé et la situation économique des filles et des femmes du Sahel. Les grossesses précoces se traduisent également par des taux de morbidité et de mortalité plus élevés chez la mère et l’enfant. Les complications des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou d’un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité sont les principales causes de décès chez les adolescentes de ces pays. Les adolescentes (de 15 à 19 ans) représentent 25 % de tous les avortements non médicalisés pratiqués en Afrique, et 70 % des femmes hospitalisées en raison de complications dues à des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses ont moins de 20 ans.

Objectifs

  • Fournir aux adolescentes du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal un organisme leur permettant d’accéder à une gamme complète de services dans le domaine de la santé sexuelle et génésique à leurs propres conditions et en fonction de leurs besoins.
  • Offrir un choix contraceptif en mettant à disposition des femmes l’ensemble des méthodes, y compris les implants et les stérilets auxquels elles n’ont généralement pas accès.
  • Fournir des soins et services vitaux afin d’empêcher les décès et invalidités dus aux avortements non médicalisés et permettre aux femmes et aux adolescentes d’exercer leurs droits à la santé sexuelle et génésique.
  • Donner aux femmes et aux adolescentes les moyens de décider, en connaissance de cause et à l’abri des contraintes, quand avoir des enfants, si elles en veulent et combien elles en veulent, leur permettant ainsi d’être maîtres de leur avenir, d’améliorer leur santé et leurs perspectives d’avenir et de contribuer de manière égale au bien-être familial et au progrès de la communauté.

Activités

  • Proposer la gamme complète de méthodes contraceptives, y compris les contraceptifs à court terme (préservatifs masculins et féminins, méthodes de contraception orales, pilules progestatives et injectables), les méthodes réversibles à longue durée d’action (stérilets et implants), les méthodes de contraception permanentes (ligature des trompes pour les femmes et vasectomie pour les hommes) et les services de contraception d’urgence.
  • Éradiquer l’avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité et améliorer l’accès à des services sûrs dans le plus d’endroits possible. Il s’agit notamment des services suivants : l’avortement médical, l’avortement chirurgical (pratiqué par un médecin) et les services de soins après avortement, lorsque nous offrons des soins médicaux immédiats pour sauver la vie de femmes souffrant de complications liées à une interruption de grossesse réalisée dans des conditions dangereuses.
  • Approche en trois volets en vue de renforcer l’accès à l’avortement médicalisé, aux soins post-avortement et aux méthodes de contraception :
    • Améliorer la sensibilisation aux services et mettre en place un réseau de prise en charge pour des avortements sans risque/soins post-avortement et une planification familiale ;
    • Accroître le nombre de points d’accès sûrs où les femmes et les adolescentes peuvent recevoir des produits et bénéficier de services en toute sécurité et sans aucun jugement ;
    • Agir avec intégrité pour garantir un meilleur accès à des services de qualité.

Indicateurs clés de performance à atteindre

  • Nombre de services de contraception et d’avortements/soins post-avortement dans de bonnes conditions de sécurité mis à la disposition d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans dans les quatre pays : Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal.
  • Nombre d’avortements pratiqués dans des conditions dangereuses et de décès maternels évités.
  • Nombre et pourcentage de clients à forte incidence, un groupe qui comprend des adolescents, des personnes qui n’avaient aucun autre moyen d’accéder à des services, des personnes vivant dans la pauvreté et des personnes recourant à la contraception pour la première fois.

KBF CANADA collabore avec MSI sur ce projet. L’organisation Marie Stopes International (MSI) a été fondée en 1973. Elle est l’un des plus grands organismes bénévoles et sans but lucratif du monde dans le domaine de la planification familiale et de l’avortement sans risque. MSI exerce des activités dans 37 pays à travers six continents, avec l’aide de plus de 11 000 membres. MSI s’attache à défendre le droit fondamental des femmes, des filles, des hommes et des garçons à choisir, librement et sans contrainte, le nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir et l’intervalle entre leurs naissances. L’organisation fournit des services d’avortement sûrs en respectant, dans toute la mesure du possible, les cadres juridiques locaux. Elle met à disposition des soins post-avortement pour que les femmes souffrant de complications liées à une interruption de grossesse réalisée dans des conditions dangereuses puissent immédiatement bénéficier d’une intervention médicale. En proposant des avortements médicalisés et des soins post-avortement, cette organisation réduit le nombre de décès consécutifs à des avortements à risque et permet aux femmes d’avoir des enfants par choix, et non par hasard. MSI a commencé à travailler dans la région du Sahel en 2008. Elle offre actuellement des services par le biais de 9 centres fixes, 33 équipes mobiles, 100 Marie Stopes Ladies (sages-femmes mobiles), un réseau de franchise sociale comptant plus de 400 franchisés, 80 établissements du secteur public et des réseaux de distribution de marketing social de plus en plus vastes. En 2018, plus de 1,1 million de femmes et de filles du Sahel ont eu recours à une méthode de planification familiale fournie par MSI. Ces services ont permis d’éviter environ 1 800 décès maternels, 241 000 avortements pratiqués dans des conditions dangereuses, 353 000 grossesses non désirées, réalisant des économies de près de 23,5 millions d’USD en dépenses de santé directes.

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